jeudi 27 septembre 2007

La vie à Kandahar






Cela fait maintenant un mois que je suis ici et je suis pas mal acclimaté à mon nouvel environnement. L’automne est vraiment arrivé, la température est maintenant sous les 40C le jour et je dois porter des manches longues le soir. Je suis encore surpris par la blancheur et la finesse du sable. On a souvent l’impression que les objets et les bâtiments sont pâle, non ils sont seulement poussiéreux, comme mes bottes le sont tous les jours. Les derniers jours n’ont pas été aussi ensoleillés en raison du sable qui restait suspendu dans l’air.





Un des éléments les plus déplaisants de la base est les bassins d’eaux usées. Ici j’utilise le terme eau dans son sens le plus large considérant la couleur brune et l’odeur qui se dégage des bassins. Normalement le jour il n’y a pas de problème sauf si on va au champ de tir ou que l’on va courir sur la route adjacente. Par contre tous les soirs, le vent change et l’odeur fétide se répand sur toute la base; il est donc préférable de rester à l’intérieur entre 19h30 et 21h00.
La routine commence également à s’établir avec les différents meetings au cours de la semaine entrecoupé par du temps passé au gym américain et des différentes crises. Il y a des moments ou seul le son des avions et des hélicoptères me rappelle où je me trouve car les problèmes sembles les mêmes auxquels j’ai fait face en préparation pour la mission.





Il est presqu’impossible de ne pas manger de fast food ici, spécialement avec la cuisine américaine en face du bureau. Cette dernière fermera à la fin du mois lorsque la cuisine Supreme ouvrira. Normalement la nourriture des autres cuisines est bonne, mais malheureusement pas très varié; à l’exception de la cuisine dans le secteur britannique. Cette dernière est la seule à servir de la cuisine indienne. Jusqu’à présent cela a toujours été du cari, ce qui fait notre affaire. Nous y allons au moins deux fois par semaine, histoire de ne pas garder nos papilles gustatives en otage.




Un des autres moyens de décrocher du travail est le Bazar du samedi, on y trouve presque de tout. Une fois passé les marchant de DVD pirate et de fausses Rolex, je sait que je me trouve sur une des plus vieilles routes commerciales de la planète. Le Bazar me donne l’impression d’être sur la route de la soie avec les marchands de tapis, de foulards en cashmere ou d’écharpes en soie et des vendeurs de reproduction d’objets du 19e siècle. J’ai bien entendu fait l’acquisition d’un tapis; un très beau Turkmen en laine d’agneau.








Tous les jours je prends le temps de penser à ma petite famille, toutes les photos que j’ai avec moi qui sont stratégiquement placé un peu partout me garantissent qu’elles seront toutes deux avec moi partout où je serai. Je ne peu décrire à quel point elles me manquent. J’espère que nous compléterons le travail que nous avons à faire et pourrons rentrer à la maison. Je me demande presque tous les jours si mes prédécesseurs des guerres en Europe et en Corée ont vécu les mêmes émotions, s’ils ont du voir le pays se déchirer quand ils savaient que la cause qu’ils servaient était juste et noble…

1 commentaire:

maman a dit…

Merci pour les photos, J'aime aussi tes commentaires ,on a presque l'imppression que tu es avec nous.continue à nous envoyer des photos de l'entourage du camp ça nous fait compprendre le travail que vous faites la-bas. Ici, c'est déjà l'automne les nuits sont fraiches et les couleurs sont la. Tu ne retrouveras pas ton premier employeur car GE Hydro fermera ses portes printemps prochain. Est-ce que tu peux regarder des émissions canadiennes à la télé.
A la prochaine.
maman